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Usages et effets ondes cérébrales et fréquences

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Les sons binauraux :

Ce sont des sons écoutés à l’aide d’un casque stéréophonique dont la fréquence diffère d’une oreille à l’autre (contenu sonore identique mais tonalités différentes). Les signaux binauraux furent observés pour la première fois par le scientifique allemand H.W. Dove en 1839. C’est cependant Le docteur Gérald Oster qui fut le premier en 1973 à mettre en évidence l’effet de ce type de sons sur les ondes corticales dans le contexte d’une recherche sur l’acuité auditive ; c’est également lui qui les a nommés « sons binauraux ».

Les ondes cérébrales

Dans les différentes zones du cerveau, l’influx nerveux fonctionne en relative cohérence et de façon rythmique : les neurones s’activent ensemble (plus ou moins), comme une pulsation, puis se calment, puis s’activent de nouveau. Grâce à de petites électrodes placées sur le cuir chevelu et reliées à un appareil appelé électroencéphalographe (EEG, inventé en 1929), le rythme de ces pulsations peut se traduire en forme d’ondes.

L’intensité de l’activité cérébrale se manifeste par la fréquence de ces ondes. On les calcule en hertz (Hz) – un hertz égalant une ondulation par seconde. Si le graphique enregistré par l’EEG est plat, c’est qu’il n’y a pas d’activité cérébrale. Quant aux ondes générées par un cerveau actif, on les divise en quatre ou cinq fourchettes, dont les appellations viennent du grec ancien :

Ondes delta : de 0,5 à 4 Hz, celles du sommeil profond, sans rêve. Perte de la notion du temps.

Ondes thêta : de 4 à 8 Hz, celles de la relaxation profonde, en plein éveil, atteinte notamment par les méditants expérimentés.

Ondes alpha : de 8 à 13 Hz, celles de la relaxation légère et de l’éveil calme.

Ondes bêta : 13 Hz à 35 Hz , celles des activités courantes. Étrangement, les ondes cérébrales passent au bêta pendant les courtes périodes de sommeil avec rêve (sommeil paradoxal), comme si les activités du rêve étaient des activités « courantes ».

Ondes gamma qui se situeraient au-dessus de 30 ou 35 Hz et qui témoigneraient d’une grande activité cérébrale, comme pendant les processus créatifs ou de solutions de problèmes (ne pas confondre avec les rayons gamma, émis par le noyau des atomes).

Le cerveau est divisé en deux hémisphères, puis en plusieurs aires, chacune ayant une fonction importante : aires du langage, de la sensibilité corporelle, de l’émotion, etc. On sait que les hémisphères fonctionnent le plus souvent dans une relative indépendance, et que le gauche, généralement dominant, est le siège de la logique et du rationnel, tandis que le droit est celui de la créativité. 

La fréquence des ondes cérébrales varie donc selon le type d’activités dans lequel on est engagé, mais les individus non entraînés ont relativement peu de contrôle sur celles-ci.
Trop de stress, par exemple, et le système nerveux n’accepte pas de se détendre au moment indiqué; les ondes cérébrales continuent alors de se maintenir dans la fourchette bêta et il est impossible de trouver le sommeil.

Les sons binauraux :

Ce sont des sons écoutés à l’aide d’un casque stéréophonique dont la fréquence diffère d’une oreille à l’autre (contenu sonore identique mais tonalités différentes). Les signaux binauraux furent observés pour la première fois par le scientifique allemand H.W. Dove en 1839. C’est cependant Le docteur Gérald Oster qui fut le premier en 1973 à mettre en évidence l’effet de ce type de sons sur les ondes corticales dans le contexte d’une recherche sur l’acuité auditive ; c’est également lui qui les a nommés « sons binauraux ».

La différence de fréquences induit deux effets :

tout d’abord cette différence de fréquences est traitée au niveau des noyaux olivaires supérieurs de chaque hémisphère qui produisent alors des ondes cérébrales de même fréquence que la différence ; ces nouvelles ondes se propagent à partir de ces noyaux progressivement dans tout le cortex. Ainsi, par exemple pour faire produire des ondes alpha on fera écouter des sons qui diffèrent de 8 à 13 Hz, ce qui correspond à la fréquence des ondes alpha ; ce phénomène a été nommé par Atwater (1975) « réponse d’adoption de fréquence » (FFR, Frequency Following Response).

ces sons permettent aussi de synchroniser les deux hémisphères cérébraux (Foster, 1990), synchronisation qui induirait un état de bien-être, une amélioration de l’humeur, de meilleures performances attentionnelles et mnésiques, un traitement des émotions et une diminution de l’anxiété.

CellRelease Institut | Sahra Trigo

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